1666: Amsterdam : le projet maudit de Patrice Désilets débarque en accès anticipé sur PC
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Après un développement tumultueux et un long bras de fer juridique avec Ubisoft, le nouveau jeu de Patrice Désilets est enfin accessible sur PC en version 0.2.1.
Dire que le développement de 1666: Amsterdam ne fut pas un long fleuve tranquille relève de l'euphemism. Porté par Patrice Désilets — figure incontournable de l'industrie et ancien directeur créatif chez Ubisoft sur des monuments tels que Prince of Persia : Les Sables du Temps, Assassin’s Creed et Assassin’s Creed II —, le titre traîne derrière lui une histoire mouvementée. Passé par les mains de THQ Montreal puis récupéré un temps par Ubisoft avant une longue bataille judiciaire, le projet a finalement pu renaître sous la bannière de Panache Digital Games. C'est désormais sous la forme d'un accès anticipé sur PC que le titre s'offre enfin aux joueurs, affichant actuellement la version 0.2.1.

Côté univers, le jeu nous plonge en plein cœur d'un XVIIe siècle ténébreux dans la République des Sept-Provinces-Unies. L'histoire s'articule autour des Pierwotnych, des entités immortelles et puissantes capables de revêtir une apparence humaine, qui ont fini par abuser de leurs pouvoirs. Pour leur faire rendre des comptes, une Zbieraczka (recueilleuse ou collectrice) du nom de Noa Brooklyn entre en scène. Élevée selon les traditions de la famille Zaindari, elle maîtrise un ensemble de sorts transmis de génération en génération. Elle ne sera pas seule dans cette quête : un second protagoniste nommé Aaron, un simple humain de l'année 1999 transformé en chat à la suite d'un rituel occultiste, l'accompagnera pour l'aider à se faufiler dans les moindres recoins.

Dans la pratique, le gameplay de 1666: Amsterdam se divise en deux temps. Le jour, le jeu adopte une approche de simulation d'enquête sous une cadence plutôt calme et posée. Incarnant Noa ou prenant le contrôle direct d'Aaron pour se glisser à travers des passages étroits ou récupérer des objets inaccessibles, le joueur doit explorer les rues, interagir avec les habitants et lier les indices pour identifier les cibles. La nuit, en revanche, laisse place à des affrontements directs sous forme de combats de boss contre les entités démoniaques, marquant l'apogée de chaque enquête.
Pour autant, les premiers retours soulignent un titre qui accuse un certain retard technique et mécanique. Entre une rigidité de déplacement prononcée, des mécaniques de combat perfectibles (notamment un système de verrouillage d'ennemis parfois capricieux) et une direction artistique en-deçà des standards actuels, 1666: Amsterdam donne à certains égards l'impression d'avoir été figé dans le temps. Panache Digital Games estime qu'il faudra au moins une année supplémentaire de développement pour peaufiner l'expérience et donner à cet accès anticipé toute la envergure escomptée.