Resonance: A Plague Tale Legacy — le grand test

Resonance: A Plague Tale Legacy — le grand test

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Resonance: A Plague Tale Legacy. Sortie le 27 août 2026 (PS5, Xbox Series, PC, Game Pass). Asobo revient dans A Plague Tale sans Amicia ni Hugo, et sans les rats au centre du gameplay.

L’essentiel

Avec Resonance: A Plague Tale Legacy, Asobo Studio revient dans l’univers de sa célèbre saga tout en prenant une direction différente. Prévu pour le 27 août 2026, ce nouvel épisode cherche à construire sa propre identité sans reprendre exactement les recettes d’A Plague Tale.

Bande-annonce de lancement

Disponible sur PS5, Xbox Series, PC et Game Pass, le jeu propose une aventure d'une vingtaine d'heures. Ce test revient sur l'expérience sans révéler les éléments importants concernant la nouvelle menace.

Le pari d'Asobo est particulièrement intéressant : abandonner Amicia et Hugo, réduire considérablement la place occupée par les rats et proposer une héroïne capable de se défendre davantage. Reste alors une interrogation essentielle : cette nouvelle aventure parvient-elle à s'affranchir suffisamment de ses prédécesseurs tout en conservant l'identité de la licence ?

Une nouvelle histoire dans l'univers d’A Plague Tale

L'intrigue prend place en 1333, soit quinze ans avant les événements de A Plague Tale: Requiem. Cette fois, le joueur accompagne Sophia, une protagoniste différente qui ouvre une nouvelle voie pour la série.

Plus jeune que la Sophia rencontrée précédemment, elle se retrouve entraînée dans une aventure qui débute après une opération ayant mal tourné à Venise. Son périple la conduit ensuite vers une mystérieuse île associée au mythe du Minotaure et à une ancienne malédiction.

Le scénario joue également avec différentes périodes historiques. Des flashbacks et plusieurs événements faisant écho à travers les siècles donnent tout son sens au terme « résonance ». Certaines séquences permettent même d'incarner un guerrier minoen confronté à cette même menace. Une approche qui enrichit le récit sans pour autant transformer le jeu en deux aventures distinctes.

Pour préserver la découverte, les détails concernant la véritable nature de la menace resteront volontairement dans l'ombre.

Un gameplay davantage tourné vers l’exploration

Contrairement aux précédents épisodes, les rats ne constituent plus le principal moteur du gameplay. Asobo Studio mise désormais davantage sur l'exploration, les énigmes et la mythologie, tout en conservant une dimension d'action.

À mesure que Sophia progresse vers les profondeurs de l'île, les puzzles prennent une importance croissante. Certains reposent sur de simples mécanismes tandis que d'autres demandent d'observer attentivement l'environnement afin de comprendre le fonctionnement d'une zone ou de faire le lien entre plusieurs indices.

Le jeu évite généralement de transformer ces énigmes en véritables murs. Lorsque le joueur bloque, des indications supplémentaires peuvent apparaître afin de remettre l'aventure sur les rails. Parmi les éléments les plus intéressants figure notamment un prisme minoen, capable de manipuler la lumière et utilisé dans plusieurs mécaniques.

Les affrontements profitent également d'une approche plus dynamique que dans Requiem. Sophia est plus offensive, peut se défendre directement et dispose notamment d'un grappin permettant de déstabiliser ses adversaires.

Malgré ces améliorations, le système de combat reste assez simple. Les possibilités de combos demeurent limitées, la caméra peut parfois compliquer certains affrontements et l'arbre de compétences manque de profondeur face aux standards actuels.

L'infiltration conserve sa place, mais elle est désormais davantage intégrée à une expérience mélangeant discrétion et action. Lorsque les choses tournent mal, Sophia possède suffisamment d'outils pour reprendre le contrôle de la situation.

Les séquences de fuite sont quant à elles plutôt réussies dans l'ensemble. Certaines profitent d'un rythme particulièrement efficace, même si quelques passages souffrent d'un manque de lisibilité concernant le chemin à suivre.

Une direction artistique impressionnante

C'est probablement sur le plan visuel que Resonance: A Plague Tale Legacy se montre le plus convaincant. L'aventure propose des environnements très variés, passant de paysages méditerranéens baignés de lumière à des lieux beaucoup plus sombres et oppressants.

Les ruines, les tombeaux, les architectures monumentales et les vestiges d'une civilisation disparue participent directement à l'expérience. Les décors ne servent donc pas uniquement de toile de fond : ils deviennent régulièrement des éléments essentiels de l'exploration et des énigmes.

Le contraste entre lumière et obscurité accompagne également l'évolution de Sophia. Plus elle s'enfonce dans les profondeurs de l'île, plus l'ambiance bascule vers quelque chose de mystérieux, inquiétant et proche du cauchemar mythologique.

Quelques limites visibles

Le jeu ne cherche pas à rivaliser directement avec les productions les plus coûteuses du marché. Son ambition semble davantage correspondre à celle d'une production double-A maîtrisée, avec une équipe et des moyens plus contenus.

Cette approche fonctionne plutôt bien, mais quelques imperfections restent visibles. Certaines animations manquent parfois de naturel, les transitions peuvent paraître abruptes et quelques détails techniques rappellent que le projet ne bénéficie pas des mêmes moyens qu'un blockbuster.

Ces défauts deviennent surtout perceptibles lorsque le rythme ralentit ou que la lisibilité d'une séquence laisse à désirer. Ils contrastent alors davantage avec la qualité générale de la direction artistique.

Verdict

Resonance: A Plague Tale Legacy réussit son principal pari : proposer une nouvelle aventure capable de s'éloigner des habitudes de la saga tout en conservant une identité forte.

Le remplacement d'Amicia et Hugo par Sophia, la place réduite des rats et l'importance accordée à l'exploration et aux énigmes donnent au jeu une personnalité différente. Le résultat n'est pas parfait, notamment en raison d'un système de combat encore assez limité et de quelques imperfections techniques, mais l'ensemble reste cohérent.

Asobo Studio ne cherche pas simplement à reproduire A Plague Tale. Le studio tente plutôt d'en explorer un autre visage. Et malgré quelques limites, cette nouvelle direction fonctionne suffisamment bien pour donner envie de voir jusqu'où cette nouvelle branche pourrait aller.