Test Assassin’s Creed Valhalla : une épopée Viking audacieuse et monumentale
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Ubisoft red insuffle un vent frais à sa célèbre franchise historique avec cette fresque de 65 heures en terre britannique. Porté par le charisme d'Eivor, ce douzième épisode renoue avec ses racines tout en bousculant ha…
Avec Assassin’s Creed Valhalla, Ubisoft Montreal signe un véritable hommage au patrimoine de la saga tout en proposant une réinterprétation audacieuse de sa formule open-world. Cet épisode s'avère particulièrement généreux avec les vétérans qui y trouveront de nombreux clins d’œil, tout en restant parfaitement accessible aux néophytes grâce à un récit centré sur le mystère et l'exploration. Dans le présent, Layla Hassan fait son retour aux côtés de Shaun Hastings et Rebecca Crane afin de décrypter un message énigmatique, menant l’héroïne à se replonger dans l'Animus à travers les souvenirs d'Eivor, un(e) combattant(e) viking du IXe siècle qu'il est possible d'incarner sous une forme masculine, féminine, ou gérée automatiquement.
Une structure narrative en arcs autonomes
L'une des plus grandes audaces de cet opus réside dans sa structure scénaristique, découpée en plusieurs arcs narratifs indépendants gérés depuis la colonie. Chaque alliance conclue avec les différents royaumes d'Angleterre se règle au fil de chapitres d'une poignée d'heures, une approche qui permet d'isoler les péripéties et d'éviter l'essoufflement inhérent aux gigantesques campagnes traditionnelles. Si ce découpage procure une grande flexibilité et évite de s'embourber dans des intrigues secondaires superflues, il engendre en contrepartie un certain manque de profondeur pour les personnages secondaires, dont l'évolution s'avère parfois trop rapide pour être totalement convaincante.

Heureusement, Eivor bénéficie d’un soin tout particulier au fil d'une aventure principale s'étalant sur environ 65 heures. Fière, stratège et profondément attachée à son clan, la protagoniste évolue de manière crédible pour s'affranchir de la vision qui la hante. Ses choix et ses déductions au cours des quêtes influencent subtilement le destin de son entourage, comme Sigurd, et modifient l'issue de certaines confrontations ou alliances. Le voyage à travers une Angleterre morcelée, de la paisible Mercie aux plaines enneigées de Northumbrie, invite constamment à la découverte spontanée, loin des simples indicateurs de cartes.
Exploration et retour de la furtivité sociale
L'exploration des terres anglaises se révèle particulièrement gratifiante, encouragée par une multitude de petits secrets et d'énigmes environnementales. Qu'il s'agisse de dénicher de mystérieux comptoirs des Hidden Ones en faisant preuve de déduction ou de naviguer à bord d'un drakkar au son des chants de l'équipage, le voyage respire l'authenticité. On regrettera toutefois quelques énigmes un brin frustrantes basées sur la recherche laborieuse de jarres inflammables, qui cassent parfois le rythme de la progression.

Côté gameplay, les affrontements exigent de l'agressivité et de la précision puisque la santé ne se régénère plus automatiquement. Le système de combat s'appuie sur un arbre de compétences en forme de constellation permettant d'orienter Eivor vers la force brute, la distance ou la discrétion. Surtout, cet épisode marque le retour très attendu de la furtivité sociale : se fondre dans la foule, enfiler sa capuche et employer des tactiques de diversion pour éliminer des membres de l'Ordre des Anciens dans les cités fortifiées insuffle une tension bienvenue, même si la maniabilité du parkour montre parfois quelques limites dans le feu de l'action.
En unifiant de nombreuses zones d'ombre scénaristiques laissées en suspens depuis des années, cet épisode parvient à clore un chapitre majeur de l'histoire de la franchise tout en ouvrant de nouvelles perspectives d'avenir. S'il demande un certain temps d'adaptation avant de trouver son rythme de croisière, ce périple viking s'impose durablement comme l'un des sommets récents de la marque.
8/10
Assassin’s Creed Valhalla mérite sa note de 8/10 : Il convainc surtout par un monde ouvert riche et gratifiant à explorer ; en revanche un début de campagne un peu long à démarrer.
Points forts
- Un monde ouvert riche et gratifiant à explorer
- Eivor, un personnage principal attachant et bien écrit
- Le retour réussi de la furtivité sociale
Points faibles
- Un début de campagne un peu long à démarrer
- Des personnages secondaires manquant de profondeur
- Quelques soucis de maniabilité dans le parkour