Test RuneScape: Dragonwilds : la formule survie trouve son équilibre

Test RuneScape: Dragonwilds : la formule survie trouve son équilibre

  • PS5
  • RuneScape: Dragonwilds
  • Jagex
  • Survival RPG

Après plus d’une année en accès anticipé, RuneScape: Dragonwilds franchit le cap de la version 1.0. Jagex transforme son galop d'essai en un survival-RPG consistant où la progression par l'action prend tout son sens.

Sortir de l'accès anticipé est toujours une étape délicate pour un jeu de survie, surtout quand il porte sur ses épaules le patronyme d'une licence historique du jeu de rôle en ligne. Dévoilé au public en 2025, RuneScape: Dragonwilds avait séduit par son approche artisanale mais laissait encore transparaître de nombreuses zones d'ombre dans ses mécaniques. Avec cette mise à jour 1.0, Jagex livre une copie nettement plus dense, articulée autour d'un véritable fil conducteur narratif et d'une progression affinée.

Une progression organique fidèle à RuneScape

Le naufrage sur les rivages hostiles d'Ashenfall plante immédiatement le décor : attaqué par des dragons, votre héros improvisé doit d'abord assurer sa subsistance avant de songer à repousser la menace incarnée par Kuldra, la reine dragon. Dès les premiers coups de hache, la filiation avec l'univers de RuneScape saute aux yeux. Le titre refuse la simple distribution de points de compétence au passage de niveau et préfère récompenser chaque geste accompli.

Capture Nexus

Abattre un arbre, miner un gisement ou simplement marcher à travers les sous-bois permet de faire grimper des jauges dédiées pouvant grimper jusqu'au niveau 99. Cette logique s'étend naturellement à l'artisanat : pêcher sa première crevette ou tisser un fil rudimentaire débloque instantanément de nouveaux plans culinaires ou des patrons d'armures. Là où l'accès anticipé montrait des lacunes, notamment sur la magie et le tir à l'arc, la version définitive redresse la barre. L'utilisation des runes et des flèches enrichit aussi bien les affrontements que l'exploration quotidienne, autorisant des sorts utilitaires pour abattre plusieurs troncs d'un coup ou ralentir ses chutes.

Ashenfall s'ouvre bien au-delà de ses premières frontières

L'enrichissement du titre se mesure également à la surface de sa carte. Les contrées initiales de Brynmoor et Ghornfell ne forment plus qu'un prélude vers des territoires autrement plus hostiles comme Fellhollow, Dowdun Reach ou le désert brûlant d'Umbral Sands, qui impose une gestion attentive de la chaleur. Cette expansion géographique culmine avec Scorned Wilderness, où l'intrigue prend enfin son envol pour offrir une vraie conclusion.

Capture Nexus

Cette architecture confère au titre une véritable consistance de jeu de rôle. Les quêtes d'Ashenfall et la rencontre avec d'autres rescapés évitent l'écueil du bac à sable sans but. L'introduction de l'agriculture, des montures et d'un mode créatif sans contraintes offre par ailleurs une grande souplesse, épaulée par des paramètres de monde hautement personnalisables pour ceux qui souhaitent moduler la pénibilité du ramassage ou l'impact des besoins vitaux.

Des combats encore rigides et une technique à peaufiner

Le bilan s'avère en revanche plus mitigé dès que l'on dégaine ses armes. Si la palette martiale intègre les fondamentaux habituels – parade, esquive, gestion de l'endurance et verrouillage –, les affrontements manquent de la vivacité et de la précision d'un pur jeu d'action. L'inertie de certaines animations et le ciblage capricieux face à des groupes d'ennemis rappellent que le moteur reste avant tout taillé pour l'exploration et la collecte.

Sur le plan technique, la version PlayStation 5 propose deux configurations visuelles. Le mode Performance garantit une expérience globalement stable, malgré de rares chutes de cadence dans les moments très chargés, tandis que le mode Qualité peine à justifier ses pertes de fluidité. On note également quelques rémanences d'anglais dans l'interface et une ergonomie à la manette qui trahit parfois ses origines PC dans la manipulation des inventaires. L'ensemble est néanmoins soutenu par une ambiance sonore soignée, portée par des thèmes musicaux rappelant brillamment les mélodies emblématiques de la franchise.

8/10

RuneScape: Dragonwilds réussit pleinement sa transition vers la version 1.0. En combinant l'ADN de progression de la franchise culte à une véritable aventure de survie, Jagex offre une boucle de jeu hautement addictive qui plaira aux amateurs de craft et d'exploration. On regrette des combats manquant encore de souplesse et une ergonomie perfectible au pad, mais le voyage d'Ashenfall vaut largement l'investissement.

Points forts

  • Progression organique des compétences particulièrement gratifiante
  • Système de craft basé sur la découverte naturelle de ressources
  • Monde étendu avec un vrai fil conducteur narratif
  • Ambiance sonore soignée et personnalisation poussée de la partie

Points faibles

  • Système de combat encore trop rigide et verrouillage imprécis
  • Ergonomie des inventaires perfectible à la manette
  • Mode Qualité PS5 en manque de fluidité