7/10
Tous les 333 ans, quelque chose s'éveille. 1666: Amsterdam est un jeu d'action-aventure narratif et sombre à la troisième personne où Noa, la Perceptrice, manie la sorcellerie pour démasquer des entités démoniaques cachées derrière des visages humains. Enquêtez le jour. Affrontez vos démons la nuit.
- Développeur
- Panache Digital Games
- Éditeur
- Panache Digital Games
Notre avis
Annoncé comme l'héritier spirituel des premières heures d'Assassin's Creed, 1666: Amsterdam cristallisait de nombreuses attentes. Dirigé par Patrice Désilets au sein de Panache Digital Games, le titre s'est longtemps dévoilé sous des auspices rappelant les grandes heures de la traque furtive et des balades urbaines historiques. Pourtant, après une douzaine d'heures passées sur cette version préliminaire disponible sur Steam, la douche froide guette les adeptes de liberté totale. Loin du bac à sable ouvert qui a fait la renommée de son créateur, l'aventure se trace pour l'instant sur des rails bien définis.
Une narration sombre et un ordre secret fascinant
Heureusement, le titre de Panache Digital Games ne manque pas d'atouts pour retenir l'attention, à commencer par son univers. L'intrigue délaie le manichéisme simpliste des templiers contre assassins pour plonger le joueur dans une fresque de dark fantasy médiévale beaucoup plus nuancée. On y incarne Noa, membre des Zaindaris, un ordre secret de sorcières autrefois chargé de guider l'humanité en octroyant des pouvoirs magiques à des figures d'exception. Cette mythologie se révèle rapidement passionnante, montrant comment le pouvoir a corrompu ces esprits autrefois brillants, à l'image de ce médecin altruiste transformé en tortionnaire obsédé par la dissection.
Entre exploration féline et rigidité structurelle
Sur le plan du gameplay, 1666: Amsterdam cultive le paradoxe. S'il offre des séquences intrigantes — comme la possibilité d'explorer la ville tantôt dans la peau d'un humain, tantôt sous la forme d'un chat, ou encore lors d'affrontements de boss exigeants —, la structure globale pèche par son manque de souplesse. La promesse initiale d'un vaste monde ouvert s'efface au profit d'un déroulement dirigiste. Le titre mise énormément sur ses énigmes, son atmosphère lourde et sa direction artistique ténébreuse plutôt que sur l'affrontement pur, ce qui pourra décontenancer les amateurs d'action frénétique en quête d'exutoire immédiat.
En l'état actuel de son développement sur Steam, cette mouture s'adresse avant tout aux joueurs patients, fascinés par les récits mystiques et les ambiances crépusculaires. Malgré ses errances de conception et une rigidité qui tranche avec les standards du genre, la proposition de Patrice Désilets insuffle un vent de mystère suffisamment fort pour que l'on ait envie de percer les prochains secrets de cette ténébreuse Venise du Nord.
Ce premier aperçu de 1666: Amsterdam séduira les amateurs de récits sombres et d'ambiances mystiques, malgré une structure étonnamment linéaire qui délaie la liberté d'exploration. Une proposition audacieuse mais perfectible pour les adeptes de dark fantasy.
Verdict
Verdict
1666: Amsterdam mérite sa note de 7/10 : Il convainc surtout par univers et lore de dark fantasy très prenants ; en revanche structure de jeu beaucoup trop linéaire.