Castlevania: Belmont's Curse 8/10

Fiche jeu

Castlevania: Belmont's Curse

La malédiction rouge fera-t-elle basculer votre destin dans le désespoir ou le salut ? 23 ans après les événements de Castlevania Dracula's Curse, suivez Rose Belmont dans le nouveau jeu d'action et d'exploration en 2D signé KONAMI, Evil Empire et Motion Twin.

Développeur
Éditeur
Franchise
Fiche Lire le test

Notre avis

Douze années se sont écoulées depuis la dernière incursion de la licence sur le terrain du jeu d'action et d'exploration en 2D. Autant dire que le retour de la franchise sous la houlette d'Evil Empire, studio notamment reconnu pour son travail sur Dead Cells, constituait un pari pour le moins audacieux. Loin de chercher à réinventer un sous-genre qu'elle a pourtant contribué à façonner à une autre époque, cette nouvelle aventure choisit habilement ses combats. Le titre s'affirme sans complexe, quitte à tracer sa propre route loin des sentiers balisés par ses illustres aînés.

Castlevania: Belmont's Curse

Une fresque visuelle et sonore incandescente

Le changement le plus immédiat saute aux yeux dès les premières minutes de jeu. Oubliez les pixels nostalgiques des classiques intemporels : Castlevania: Belmont's Curse adopte une direction artistique aux accents de coups de pinceau, dominée par des contrastes saisissants de rouge et de noir. Le Paris ravagé par les forces obscures de Dracula regorge de panoramas mémorables, tandis que les animations des personnages et des boss transpirent une élégance rare. Ce cachet visuel s'accompagne d'une partition musicale signée Danny Asadi. Mêlant habilement instruments traditionnels, chœurs solennels, orgues et sonorités trap plus contemporaines, la bande-son oscille entre thèmes originaux percutants et relectures inspirées de mélodies cultes comme Bloody Tears.

Castlevania: Belmont's Curse

Une intrigue au service de la tragédie

Prenant place en tant que suite directe de Dracula’s Curse, le scénario met en scène Rose, la fille de Trevor et Sypha. Face aux armées du Seigneur de la Nuit qui ont transformé la capitale française en champ de bataille, l'héroïne peut compter sur un système de Tarot magique pour échanger avec divers protagonistes. L'effort narratif fourni en début de partie s'avère particulièrement appréciable, offrant une écriture soignée et des doublages VO de haute volée. Si le casting s'élargit peut-être un peu trop au fil de l'aventure au détriment de l'intimité initiale, la mise en scène de la menace que représente Dracula reste un modèle du genre, planant constamment sur l'ensemble de l'expérience.

Castlevania: Belmont's Curse

Entre exploration dense et combats ciselés

La prise en main se révèle d'abord mesurée, prenant le temps d'installer ses mécaniques avant de libérer tout son potentiel. Une fois ce cap initial franchi, le monde ouvert s'articule autour d'une carte certes compacte, mais redoutablement dense et regorgeant de secrets. Les déplacements de Rose, articulés autour de l'utilisation de son fouet comme point d'ancrage, bénéficient d'un level design précis. Toutefois, ce sont les affrontements qui captent toute l'attention. Qu'il s'agisse de manier un arsenal varié (lames, lances, espadons) ou de déclencher des sorts uniques octroyés par les boss, le dynamisme des combats fait des étincelles. Quelques petites dissociations entre les déplacements de exploration pure et les phases de confrontation subsistent, mais n'entachent en rien la fluidité globale de la progression.

En fin de compte, cette proposition marque une étape réjouissante pour les amateurs de défis gothiques. Même si l'équilibre entre la navigation et l'utilisation des sorts aurait pu gagner en synergie, l'ensemble des éléments déployés par les équipes de développement insuffle une énergie salutaire à cette figure historique du jeu vidéo, prouvant que le château du comte n'avait pas encore dit son dernier mot.

Castlevania: Belmont's Curse

Verdict

8/10

Verdict

Castlevania: Belmont's Curse s'impose comme une belle réussite pour les amateurs de Metroidvania, portée par une direction artistique superbe et des combats grisants. Malgré une structure narrative qui s'étire un peu trop en longueur et quelques légères déconnexions entre exploration et sorts, Evil Empire signe un retour magistral et plein de panache pour la franchise de Konami.

  • Hack & Slash
  • Action
  • Aventure
  • RPG
  • PS5
  • PC