7/10
Notre avis
Phantom Brave s'inscrit dans la lignée des jeux de rôle tactiques de Nippon Ichi Software, offrant une expérience à la fois charmante, complexe et familière pour les amateurs du genre, bien que sa lourdeur technique et son exigence de farming puissent freiner certains joueurs.
Gameplay
Les amateurs de jeux de rôle stratégiques retrouveront des mécaniques de combat au tour par tour, mais Phantom Brave introduit une originalité de taille : la capacité de Marona à « confiner » ses alliés fantômes dans des objets du décor comme des rochers ou des arbustes pour les matérialiser. Chaque objet influence directement les attributs du personnage invoqué, tandis que ces derniers disposent d'un nombre limité de tours avant de disparaître. Contrairement aux précédents titres du studio, les déplacements s'affranchissent d'une grille rigide pour s'appuyer sur un système d'initiative basé sur la vitesse, permettant aux combattants les plus rapides d'agir plus fréquemment. Malheureusement, cette liberté de mouvement sans grille pose de sérieux problèmes de lisibilité. Les affrontements en espaces clos deviennent rapidement des mêlées confuses où il est difficile d'évaluer correctement les zones d'effet, d'autant que les corps des unités vaincues persistent sur le terrain.
Histoire / Univers
Le scénario met en scène Marona, une jeune fille optimiste mais rejetée par la société en raison de sa réputation d'être « possédée », voyageant en compagnie d'Ash, un guerrier piégé entre la vie et la mort. Au fil de leurs contrats de mercenaires, le duo rencontre une galerie de personnages hauts en couleur et de nombreux secrets. L'histoire est racontée à travers des séquences animées soignées utilisant des sprites 2D, ponctuées de monologues intérieurs typiques des productions japonaises. Si le rythme s'avère assez lent et nécessite de constamment valider les boîtes de dialogue, l'attachement pour les personnages et l'humour ambiant maintiennent l'intérêt du joueur tout au long de l'aventure.
Graphismes
Visuellement, le jeu propose une direction artistique séduisante avec des personnages de style anime joliment dessinés et animés. Cependant, la surcharge d'éléments à l'écran nuit parfois à la lisibilité générale pendant les phases de combat, les nombreux corps et objets accumulés finissant par encombrer le champ de bataille.
Audio
Le doublage constitue incontestablement le point fort de la partie sonore, offrant une qualité digne d'une série animée, avec en prime la possibilité de basculer vers la piste audio japonaise originale. En revanche, les bruitages sont en grande partie repris de titres antérieurs de l'éditeur, créant un fort sentiment de déjà-vu. Quant aux musiques, l'utilisation intensive de cordes synthétiques plaintives et répétitives au fil des affrontements longs peut rapidement irriter, heureusement qu'il est possible de baisser le volume.
Durée de vie
Le titre propose un contenu très dense et un système de progression extrêmement chronophage. Les joueurs peuvent s'investir pendant de nombreuses heures dans l'optimisation des classes de personnages, l'amélioration des objets et l'exploration de donjons générés aléatoirement, offrant une rejouabilité considérable pour les passionnés de stratégie.
Technique
Le titre souffre d'un certain manque de raffinement ergonomique dans la gestion de ses déplacements libres et de sa lisibilité tactique, alourdissant le déroulement des missions sans pour autant présenter de défaillances de performances majeures.
Verdict
Verdict
Phantom Brave s'adresse avant tout aux inconditionnels des jeux de rôle tactiques et des productions Nippon Ichi Software qui ne craignent pas le farming intensif. Malgré des mécaniques innovantes comme le confinement d'objets et un univers attachant, le titre pèche par un système de déplacement manquant de précision et une réalisation sonore en partie recyclée. Il offre toutefois une expérience suffisamment riche et profonde pour captiver les joueurs les plus persévérants.