8/10
STAR WARS: Galactic Racer™ réinvente les courses automobiles sur des circuits risqués issus de la Bordure Extérieure. À la disparition de l'Empire, la Ligue Galactique fut créée, un circuit clandestin financé par des Syndicats où les champions naissent au milieu du chaos.
- Développeur
- Fuse Games
- Éditeur
- Secret Mode
- Franchise
- Star Wars
Notre avis
Attachez vos harnais. Avec Star Wars Galactic Racer, le studio Fuse Games fondé en grande partie par des anciens de Criterion signe un retour tonitruant aux fondamentaux de la course arcade. Derrière les manettes, la filiation avec des monuments du genre comme Burnout ou Need for Speed saute immédiatement aux yeux, insufflant une nervosité bienvenue dans une galaxie lointaine, très lointaine. Attendu sur PS5, Xbox Series et PC le 6 octobre, le titre ne se contente pas de recycler une formule nostalgique : il ins insuffle une énergie nouvelle à la discipline.
Une campagne marquée par la tension narrative
Si la vitesse reste le nerf de la guerre, le jeu surprend par l'envergure de sa campagne solo. L'aventure se déroule après la chute de l'Empire et met en scène Shade, un pilote humain masqué intégré à la Galactic League. Son objectif est simple sur le papier mais redoutable à exécuter : détrôner Kestar Bull, le champion en titre avec qui le passé familial est pour le moins houleux.
Loin de se limiter à simple suite d'épreuves déconnectées, la progression adopte une structure à embranchements en trois actes. Sur une carte dédiée, le joueur doit planifier ses étapes qu'il s'agisse de courses classiques, d'éliminations ou de rencontres ciblées. Les choix d'itinéraires et les interactions avec les rivaux ont de réelles répercussions, dynamisant habilement l'expérience hors des pistes.
Sensation de vitesse et maîtrise du risque
Une fois sur l'asphalte ou plutôt sur les différents revêtements extraterrestres –, la proposition s'avère redoutable. Le parc de véhicules se compose de catégories aux comportements bien distincts : les land speeder misent sur la stabilité, les spider bikes privilégient l'agilité au détriment de la solidité, tandis que les célèbres podracers procurent une sensation d'ivresse frôlant la folie furieuse dans les passages exigus.
Le cœur du pilotage repose néanmoins sur une gestion rigoureuse de la mécanique. Entre une postcombustion classique et un statoréacteur activable via R3, la vitesse s'accumule rapidement, mais fait flamber la jauge thermique. Un usage abusif expose la machine à la surchauffe et à des pannes sèches en pleine course. Les circuits eux-mêmes s'en mêlent : la glace de Prime aide à refroidir le bloc moteur au détriment de l'adhérence, alors que les zones corrosives ou l'eau bouillante de l'Antana exigent des trajectoires millimétrées.
La tôle froissée et les limites du bitume
Sur le plan visuel et sonore, la patte des créateurs fait des merveilles. Les véhicules affichent des modélisations soignées, les effets d'éclairage de jour comme de nuit font honneur aux machines actuelles, et le sound design enveloppe chaque collision d'une brutalité réjouissante. Les contacts virils rappellent l'âge d'or du jeu de course arcade, même s'il faut composer avec des réparations limitées. Jouer des coudes de manière trop agressive mène tout droit à la catastrophe.
Malgré ces superbes qualités, le titre n'est pas exempt de défauts. Si l'on apprécie la présence d'un mode en ligne complet intégrant le crossplay, l'absence notable d'un mode écran partagé pour les sessions entre amis fait figure de déception majeure, tout comme l'impossibilité de configurer librement des courses personnalisées contre l'intelligence artificielle.
En l'état, cette escapade galactique s'impose comme une proposition particulièrement réjouissante pour les amateurs de sensations fortes. En mariant habilement l'adrénaline des chocs spectaculaires et une prise de risque permanente, Fuse Games réussit son pari et insuffle un vent de fraîcheur sur une catégorie de jeux qu'on disait parfois en perte de vitesse.
Verdict
Verdict
Star Wars Galactic Racer s'adresse à tous les amateurs de courses arcades nerveuses en quête de sensations immédiates. Porté par une réalisation percutante et une excellente gestion du risque thermique, le titre pèche toutefois par l'absence d'écran partagé et de modes personnalisés, ce qui assombrit légèrement un tableau par ailleurs hautement galvanisant.