Twisted Tower 7,5/10

Fiche jeu

Twisted Tower

Frayez-vous un chemin explosif à travers un parc d'attractions rempli de mascottes de contes de fées, d'énigmes tordues et de pièges mortels, et dévoilez les secrets de votre passé au cours de votre ascension vers le sommet pour retrouver votre bien-aimée.

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Notre avis

L'industrie du jeu vidéo indépendant a parfois ce privilège rare de ressusciter des formules que les mastodontes du secteur ont abandonnées depuis belle lurete. Avec Twisted Tower, le développeur Thomas Brush livre une proposition qui assume pleinement ses racines. Loin des mondes ouverts surchargés d'indicateurs et des passes de combat omniprésentes, le titre s'inscrit dans la lignée directe des classiques du genre, en particulier de l'illustre BioShock sorti il y a près de vingt ans. Un parti pris résolument old-school qui souffle un vent de fraîcheur bienvenu sur le marché des jeux de tir solo.

Twisted Tower

Une escapade horrifique et décalée au sommet

L'aventure s'ouvre sur un postulat narrativement classique mais efficace : après une demande en mariage dans un cinéma en 1944, la compagne du protagoniste Vincent se fait kidnapper par le mystérieux Mr. Twister. Le joueur se retrouve alors propulsé dans une tour labyrinthique aux allures de complexe touristique cauchemardesque, croisant l'esthétique d'un parc d'attractions et l'ambiance décadente des cités sous-marines d'autrefois. Le scénario, bien qu'assez prévisible, se laisse suivre sans déplaisir, notamment grâce à la découverte de bandes magnétiques disséminées dans les décors qui viennent étoffer l'univers sans alourdir le rythme par de pesantes cinématiques.

Twisted Tower

Gunplay viscéral et exploration verticale

Là où Twisted Tower marque des points, c'est incontestablement à travers ses mécaniques de tir. Le jeu opte pour une approche instinctive où le tir à la hanche prime, les options de visée au jugé se montrant secondaires. L'arsenal se révèle particulièrement varié, allant des armes à feu traditionnelles à des gadgets plus loufoques, comme cette mitrailleuse crachant des chewing-gums. Chaque outil de destruction peut par ailleurs être amélioré au fil de la progression. Cette efficacité dans les affrontements s'accompagne d'une exploration verticale très rythmée, stimulée par l'acquisition progressive de capacités telles que le double saut, des trampolines ou encore un grappin, complétée par de légères énigmes environnementales.

Twisted Tower

Une structure rythmée malgré quelques limites

La campagne se découpe à travers cinq environnements distincts, accessibles depuis un hub central par le biais d'un ascenseur. Du parc aquatique au casino hanté en passant par l'hôtel, le dépaysement visuel est garanti, bien que le bestiaire souffre d'un certain manque de renouvellement. Les adversaires rencontrés — qu'il s'agisse d'employés costumés en canards ou de téléphones animatroniques — affichent un design délicieusement macabre, mais l'on se prend à regretter une plus grande variété de factions ennemies face au niveau de difficulté standard. Une fois l'arc narratif principal bouclé en une petite dizaine d'heures, un mode de jeu alternatif avec de nouvelles trajectoires prolonge l'expérience.

Sur le plan technique, la réalisation assure une fluidité exemplaire sur les configurations musclées, permettant de profiter des affrontements et de la direction artistique singulière sans le moindre accroc visuel. Sans chercher à réinventer la roue philosophique de ses aînés, ce projet solo parvient à capturer l'essence d'un genre oublié tout en offrant une parenthèse ludique redoutablement efficace.

Twisted Tower

Verdict

7,5/10

Verdict

Force nette : un gunplay nerveux et particulièrement jouissif. Point qui pèse : un manque de variété dans le bestiaire ennemi.

  • Aventure
  • FPS
  • PC